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Colorations végétales: erreur sur la marchandise

publié le 11 oct. 2010 à 13:52 par Catherine Lopez   [ mis à jour : 20 déc. 2010 à 11:22 ]

 Extrait d'enquête reprise sur fémininbio
 
  La Coloration végétale est une pratique qui séduit de plus en plus de femmes. Face à cet engouement, je me suis demandé si tous ces produits estampillés "naturels", qui nous promettent monts et merveilles, étaient réellement à la hauteur de nos exigences, tout en préservant la santé de nos cheveux. Je me suis  entourée d'experts pour passer au crible les étiquettes de ces produits ! Décryptage.
 
Les3Chênes : si la marque promet une recouvrance parfaite des cheveux blancs tout en respectant leur nature, l'étiquette, elle, dément. Nombreuses sont les substances toxiques qui portent atteinte à notre santé : des PEG en veux-tu en voilà, mais aussi des produits allergisants, cancérigènes et mutagènes (Cocamide Dea, p-Phenilenediamines, p-phenilenediamines sulfate, m-amino-2-hydroxytoluene, ...) sans compter les substances pouvant être absorbées par la peau et pouvant endommager les reins et le foie (4-Chlororesorcinol).

Beliflor : à première vue, la marque semble plutôt orientée "naturelle" et dit même être enrichie en substances végétales. Seulement, lorsque l'on retourne la boîte, l'impression est tout autre : comme dans les produits Les3chênes, on retrouve des produits mutagènes ou potentiellement cancérigènes comme la Cocamide MEA, mais aussi de l'Oleth-20, qui est une matière polluante, du tetrasodium EDTA, qui a tendance à se fixer sur les tissus et même de l'ethoxydiglycol, qui peut avoir une toxicité sur la reproduction !

Logona : si la lecture de ce produit labellisé bio ne nous provoque pas de réactions négatives il faut tout de même noter la présence de Lawsonia inermis, matière qui peut contenir des métaux lourds...

Wella : ( eos ) dans les produits Wella, on retrouve des ingrédients polluants, issus de la pétrochimie (paraffinum liquidum), le Lawsonia inermis que l'on a déjà vu dans les produits Logona, des PEG et des colorants synthétiques qui augmentent les risques du cancer du sein...

Martine Mahé : dans la "teinture aux plantes" de Martine Mahé, on ne compte pas moins de sept substances toxiques pouvant augmenter le risque de cancer du sein, mais aussi des produits potentiellement cancérigènes comme l'isostaramide mima, des substances polluantes comme l'amodimethicone et le fameux ethoxydiglycol qui peut avoir une toxicité sur la reproduction.

Parmi ces marques, une seule a su satisfaire notre experte :Terre de Couleur, un soin colorant "ton sur ton" 100% végétal qui atténue l'intensité du reflet du cheveu blanc avec un correcteur naturel. On ne trouve ni conservateur, ni parfum, ni oxydant, ni ammoniaque, ni molécule chimique.

En théorie, la formulation de ces produits n'a plus de secret pour moi, mais question pratique, il me semble indispensable d'avoir l'avis d'une coiffeuse pratiquant lacoloration végétale. C'est dans le 14ème arrondissement de Paris que je me rends, dans la rue Alphonse Daudet où se trouve l'Atelier des Elfes. Cécile Lainé m'invite à prendre place pour une leçon express !

Férue de naturalité depuis toujours, le choix de la coloration végétale s'est imposé de lui-même. Le crédo est simple : sublimer le cheveu sans aucun produit chimique. Alors, lorsque je demande à Cécile son avis sur les produits dits "naturels" que l'on trouve dans le commerce, sa réponse est simple "seuls les produits contenant une mélange d'eau, de tiges, de racines, ou encore de feuilles peuvent être estampillés naturels, et jusqu'à preuve du contraire, c'est très loin d'être le cas !". Au début de sa carrière, Cécile travaillait comme formatrice chez Terre de Couleur, mais, poussée par l'envie d'aller plus loin dans le travail de colorimétrie, elle décida d'aller voir si la couleur était plus belle ailleurs !

Cécile, qui accorde beaucoup d'importance à la philosophie d'une marque, finit par se rapprocher de Christian Roche, fondateur de Marcapar, avec qui elle partage sa passion pour les plantes. Une poignée de semaines plus tard, elle devenait formatrice et faisait de ces produits des incontournables de son salon. Pourquoi ? Parce que ces produits ne pénètrent pas dans la fibre capillaire. Ils l'enrobent et la gainent de la nouvelle couleur. De la couleur d'origine et de celle du colorant végétal naît une teinture d'une luminosité naturelle, caractéristique de la coloration végétale. Les cheveux restent sains, brillants, élastiques et soyeux. En mélangeant plusieurs teintes entre elles, activité à laquelle Cécile s'adonne volontiers, il est possible d'obtenir une quantité incroyable de nuances. Le résultat est visible plus longtemps, ce qui évite l'effet "racine" qui oblige à des retouches fréquentes.
 
 
 Extrait d'article repris sur un magazine professionnel
 
« il n’y a aucune avancée sur la recherche chimique. Les fabricants ont simplement remplacé
l’ammoniaque par un ethanolamine inodore. Or l’ethanolamine est toxique, fabriquée à partir d’une molécule d’ammoniaque et d’oxyde d’éthilene.La question n’est pas tant de savoir si la coloration contient ou non de l’ammoniaque. Car se sont avant tout les matières qui servent à pigmenter les cheveux qui sont nocives. Les plus connues sont les para-phenilenediamines, les résorcinols, et les paratoluenediamines. Elles sont néfaste non seulement pour la santé du consommateur, mais aussi pour celle du coiffeur qui les manipule tous les jours sans parfois même prendre les précautions d’usage.
 
Il ne serait donc être question de coloration écologique, malgré un positionnement marketing qui pourrait prêter à confusion. »
 
Pour plus d’informations, je serai sur le salon « naturessentiel » au parc des expositions de Dijon les 15, 16 et 17 octobre 2010. Venez nombreux!